Le 15 février 2026, Marius Perraudin est entré dans l’histoire en devenant le premier Suisse à dompter le mythique Red Bull Valparaíso Cerro Abajo.
Entre escaliers vertigineux et murs de béton, le pilote de Bruson nous livre les coulisses de sa performance à 60 km/h.
L’acclimatation : Apprendre à lire le béton
Oubliez la terre meuble et les racines des forêts valaisannes. À Valparaíso, le VTT de descente devient un sport de gladiateurs urbains. Pour ne pas se laisser surprendre par ce terrain hostile, Marius a misé sur une préparation méthodique.

« Je suis arrivé sur place cinq jours avant la course pour rouler avec des locaux et m’acclimater au terrain », explique-t-il.
Une stratégie payante pour adapter son pilotage aux spécificités du bitume chilien, où l’adhérence et les trajectoires diffèrent radicalement des pistes alpines.
L’adrénaline des escaliers
Dans les ruelles étroites, l’erreur se paie cash. À plus de 60 km/h dans des couloirs où le guidon passe tout juste, la concentration doit être chirurgicale. Pourtant, là où beaucoup verraient un danger paralysant, Marius y a trouvé son plus gros pic d’adrénaline : les escaliers.
« Ce sont clairement les escaliers qui m’ont donné le plus de sensations », confie le pilote. Loin d’être intimidé par la ferveur locale, il précise : « La foule me poussait simplement à aller plus vite. »
Un mental d’acier sur la ligne de départ
Le Red Bull Valparaíso est autant une épreuve physique que mentale. Alors que des milliers de spectateurs hurlent son nom, Marius Perraudin est resté dans sa bulle jusqu’au bout. Sur la rampe de lancement, le pilote suisse n’a laissé aucune place à l’hésitation.

« Sur la ligne de départ, j’étais extrêmement concentré sur ma tâche. J’ai préféré garder mes émotions pour l’arrivée. »
Une porte ouverte pour le futur
En s’invitant dans le jardin des spécialistes sud-américains, Marius Perraudin ne s’est pas contenté d’une « première » ; il a ouvert une nouvelle voie pour le VTT helvétique. Ce baptême du feu n’est que le début d’une aventure qui promet d’être rapide. Très rapide.
Texte : Stéfanie Rossier
Photos :@ph.charly
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