Dans le paysage sportif valaisan, certains noms résonnent avec une force particulière, non seulement par leurs exploits, mais aussi par l’énergie qu’ils déploient pour faire vivre leur passion.
Stéphane Amiguet est de ceux-là. À 60 ans, cet homme de terrain incarne une vision de la pétanque qui dépasse largement le simple cadre du jeu. Pour lui, chaque mène est une leçon de vie, et chaque compétition une occasion de renforcer les liens humains. Depuis 2010, il met son expertise et sa détermination au service d’une discipline qu’il chérit pour sa complexité tactique et sa dimension sociale.

Il porte fièrement le pull de son club « Les 13 étoiles »
Une âme de bâtisseur
Le parcours de Stéphane Amiguet est celui d’un bâtisseur. En 2019, animé par le désir de redonner vie au boulodrome de Vernayaz, il fonde le club des 13 étoiles. Ce projet, né d’une ambition personnelle, est rapidement devenu une œuvre collective. Sous sa présidence, le club n’est pas seulement une structure administrative ; il est devenu, selon ses propres termes, une « grande famille ». C’est là que réside sa plus grande fierté : avoir su créer un environnement où la quinzaine de membres évolue dans une harmonie parfaite. Cette cohésion, loin d’être un simple confort, est le moteur de performances sportives remarquables, le club s’illustrant régulièrement dans les derniers carrés des championnats cantonaux et nationaux.
Plusieurs casquettes
Mais l’influence de Stéphane Amiguet s’étend bien au-delà de la présidence de son club. Homme de dossiers autant que d’action, il s’investit pleinement dans les instances dirigeantes de la discipline. En tant que membre du comité de l’Association cantonale valaisanne de pétanque, il participe activement à l’orientation stratégique de ce sport dans la région.
Sa rigueur et son sens de l’équité l’ont naturellement conduit vers l’arbitrage, où il officie au niveau national, ainsi qu’à la commission de discipline. Pour lui, le respect des règles et de l’adversaire constitue le socle indispensable de toute compétition. Cette autorité naturelle, doublée d’une grande bienveillance, fait de lui une figure respectée de tous.

Toujours bien entouré ici avec deux écrivains suisse de renom Nicolas Feuz à droite et Marc Voltenauer à gauche
Une passion au service des autres
Parallèlement à ses engagements associatifs, il a su lier sa passion à son activité professionnelle. En tant que revendeur officiel de la prestigieuse marque Obut, il met son expertise technique au service des pratiquants.
Il ne se contente pas de fournir du matériel : il conseille, oriente et accompagne chaque joueur, du néophyte au compétiteur aguerri, avec la même attention. Cette connaissance pointue des outils du jeu renforce sa crédibilité et témoigne de son immersion totale dans l’univers de la pétanque.
Des défis à relever
Toujours tourné vers l’avenir, Stéphane Amiguet ne manque pas de projets pour les années à venir. Son ambition pour le club des 13 étoiles reste intacte et s’articule autour de défis majeurs.
Il aspire notamment à organiser un championnat suisse, un événement d’envergure qui permettrait de mettre en lumière le dynamisme du Valais. Par ailleurs, il œuvre sans relâche à la recherche d’un local fixe dans le canton, une étape cruciale pour pérenniser les activités du club et offrir aux membres un lieu de ralliement permanent, quelle que soit la saison.
Enfin, la transmission demeure au cœur de ses préoccupations, avec une volonté affirmée d’attirer de nouveaux talents pour assurer la relève.

Entouré des deux « papes » de la pétanque mondiale à gauche Philippe Suchaud et à droite Philippe Quintais Multiple Champion du Monde.
Le gardien d’un certain art de vivre
Stéphane Amiguet est bien plus qu’un joueur ou un dirigeant : il est le gardien d’un certain art de vivre. À travers ses multiples engagements, il continue de prouver que la pétanque est un sport d’excellence, porté par des valeurs de partage et de persévérance.
Sa contribution au sport valaisan est immense, et son dévouement demeure une source d’inspiration pour tous ceux qui croisent son chemin, sur les terrains comme en dehors.
Texte : Stéfanie Rossier
Photos : Archives de Stéphane Amiguet