Sélectionné par Swiss-Ski pour participer aux Championnats du monde juniors U20 de ski de fond, organisés du 2 au 8 mars à Lillehammer, Victor Gailland était le seul représentant valaisan au sein de l’équipe suisse.
Une sélection inattendue mais méritée
De retour de ces championnats, le jeune athlète revient sur cette expérience marquante :
« Les Championnats du monde juniors U20 (JWSC 2026) n’étaient pas un objectif prioritaire pour moi cette saison. Bien sûr, j’y pensais un peu, mais sans vraiment oser y croire. Avant tout, il fallait être sélectionné… et ce n’était pas gagné. »

La concurrence est en effet particulièrement relevée. En première année dans la catégorie U20 et pour son premier hiver au sein des cadres de Swiss-Ski, Victor savait que la marche était haute.
« Nous sommes nombreux, et le niveau est élevé. Mais mes bons résultats tout au long de la saison m’ont permis de décrocher cette sélection. J’étais extrêmement heureux de pouvoir faire le voyage et de participer au 10 km classique. Direction la Norvège ! »
Lillehammer, un rêve devenu réalité
Pour tout fondeur, la Norvège représente une terre mythique. Et pour Victor, ce premier championnat du monde avait une saveur toute particulière :
« Partir en Norvège pour un premier championnat du monde, c’est le rêve de tout fondeur… et c’était aussi le mien ! »
Ville emblématique du ski nordique, Lillehammer — hôte des Jeux olympiques de 1994 et des Jeux olympiques de la Jeunesse en 2016 — est considérée comme un véritable berceau de la discipline.

À seulement 18 ans, Victor s’est retrouvé au départ parmi les meilleurs fondeurs du monde de moins de 20 ans, représentant plus de 25 nations.
« J’étais fier de représenter la Suisse. Je ne m’étais pas fixé d’objectif précis en termes de résultat : je voulais surtout donner le meilleur de moi-même et apprendre. »
Une course riche en enseignements
Lors du 10 km classique individuel, disputé le vendredi 6 mars, quatre Suisses U20 étaient au départ, dont Victor, seul Valaisan engagé.
Avec le dossard 15, il termine à une solide 32e place sur 102 participants, à 1 minute 48 du vainqueur norvégien, déjà au niveau Coupe du monde.
« Je suis un peu déçu de ma course. La forme était là, et à mi-parcours, je visais plutôt un top 20. Mais j’avais mal évalué le fart : je manquais d’accroche dans les montées. Résultat… j’ai perdu du terrain. Une erreur de débutant ! »

Malgré cette petite frustration, le bilan reste très positif :
« Pour une première à ce niveau, c’est une belle expérience. Au-delà du résultat, je suis surtout satisfait d’avoir pu me confronter aux meilleurs. Ces championnats m’ont énormément appris et m’ont permis de mesurer le chemin qu’il me reste à parcourir. »
Texte : Stéfanie Rossier
Photos : Pascal Gertsch et archives personnelles
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