Sur les pentes fribourgeoises, Lucas Pasquier (Broc) et Pierre Mettan (Evionnaz) ont signé une performance de haut vol lors de cette édition 2026.
Entre connaissance du terrain, gestion tactique et solidarité dans l’effort, les deux complices reviennent sur un podium conquis de haute lutte.
La stratégie du « départ tranquille »
Face à la nervosité du col du Jaun, le duo a misé sur la prudence. Un choix dicté par l’expérience de Pierre Mettan :
« Je préfère toujours prendre un départ tranquille. Si la forme est là, la fin de course peut aller très vite ! Ne connaissant pas très bien Lucas, on a préféré jouer la carte de la prudence et ça a bien payé. »

Pour Lucas Pasquier, évoluer à domicile restait un avantage, malgré les pièges du tracé :
« Cela ne nous a en tout cas pas dérangés. Je savais que, dans les descentes, on pouvait skier fort sans gros danger. En revanche, sur le deuxième tour, avec la fatigue musculaire et les bosses, il fallait bien gérer entre vitesse et prudence. »
L’élastique : le symbole de l’entraide
La différence s’est faite sur la solidarité au sein de l’équipe. Pierre, revenu en pleine forme après un virus, a joué son rôle de moteur :
« Je savais que Lucas allait être un peu moins fort et j’ai pu l’aider. On a réalisé une grosse fin de course. »
Lucas confirme cette synergie déterminante :
« Pierre était très fort aujourd’hui. Rapidement, il m’a aidé avec l’élastique. Cela nous a permis d’allier nos forces et de distancer l’équipe qui se battait contre nous pour le podium. C’est au départ de la dernière montée que nous avons remarqué que la deuxième place était proche. Alors, on a vraiment poussé fort ! »

Technique et récupération
Côté matériel, Pierre Mettan a privilégié la polyvalence :
« Je suis parti avec des peaux que je connais bien, sachant que je pouvais changer de décision au dernier moment selon les conditions de chaque section. »
Une fois la ligne franchie, les regards se tournent déjà vers la suite. Pour Lucas, le programme est clair :
« Un décrassage de 30 minutes, un shake protéiné et une journée tranquille avant un gros bloc d’entraînement pour les Coupes du monde en mars. »
Pierre, de son côté, enchaînera avec l’Alpiniski :
« Tout va bien, j’ai bien pu gérer ma course. La forme est là, je me réjouis de la suite ! »
Texte : Stéfanie Rossier
Photos : Isabelle Rime