Après une performance magistrale lors des qualifications en Autriche, la danseuse Candice Dubosson s’apprête à vivre une fin de saison exceptionnelle.
Entre son ascension en solo dans l’élite mondiale et l’émotion d’un Golden Buzzer avec la Team TSA Dance Gallery de Munich, elle revient sur les défis techniques et humains qui jalonnent son parcours.
L’exigence de la League A : le défi de la précision
À Zell am See, en Autriche, Candice Dubosson a marqué les esprits en décrochant la 3e place des qualifications. Ce résultat n’est pas seulement une médaille : c’est un ticket pour la « League A », la catégorie reine du concours World Masters DanceStar, où se mesure l’élite internationale. Pour son solo de contemporain/modern, l’enjeu à Poreč, en Croatie, sera de maintenir une maîtrise totale.

« Mon plus grand défi sera de réussir à garder toute l’intensité du début à la fin du solo, tout en restant techniquement très précise, surtout dans les sauts », explique la jeune prodige. À ce niveau de compétition, où chaque détail compte, l’objectif est clair : allier la force à la propreté du mouvement.
Une reconnaissance artistique au-delà du classement
Au-delà du score, le jury a été particulièrement sensible à l’univers de la danseuse. Candice a en effet reçu deux distinctions majeures : une nomination pour la prestigieuse soirée de gala et une sélection pour un projet vidéo à visibilité internationale.

En toute humilité, elle attribue ce succès à une synergie entre l’écriture chorégraphique et l’interprétation : « La chorégraphie créée par Josué Hauser est très forte et particulièrement en harmonie avec la musique. » Mais c’est aussi son charisme naturel qui a fait la différence. « On me dit souvent que j’ai une très forte présence sur scène. Être nominée au gala est une vraie récompense pour tout le travail fourni. J’ai été très surprise, mais aussi très touchée par cette reconnaissance. »
Le Golden Buzzer : l’émotion du collectif
Le printemps de Candice a également été marqué par une aventure humaine intense avec la Team TSA Dance Gallery de Munich. Dix jours seulement avant la compétition, la danseuse a dû relever un défi de taille : changer de place dans la chorégraphie et apprendre de nouveaux pas (« steps ») en un temps record.

« Il y avait beaucoup de pression, car cela impliquait une responsabilité supplémentaire envers le groupe. Je ne voulais pas les décevoir », confie-t-elle. Sa détermination et la confiance de ses coachs ont payé : le groupe a décroché le Golden Buzzer, les propulsant directement au gala final. « Partager ce moment avec toute l’équipe l’a rendu encore plus fort. »
Un agenda de haut niveau entre deux finales
La suite de la saison exige une organisation millimétrée. Bien que qualifiée pour le gala en Croatie avec son équipe, Candice et la Team TSA ont dû faire un choix stratégique : faire l’impasse sur cette finale collective pour privilégier un camp d’entraînement intensif à Munich, du vendredi au dimanche. Ce dernier est crucial pour préparer la finale de la Dance World Cup, qui se tiendra à Dublin en juillet.
Pour Candice, le séjour à Poreč (du 12 au 17 mai) sera donc un véritable sprint. Elle se concentrera sur son solo et son projet vidéo, avec l’espoir que son passage sur scène lui permette de rejoindre Munich dès le vendredi soir. « Maintenant, ce sont mon solo et ce projet vidéo qui me donnent de la force pour Poreč. Je veux profiter de chaque instant avant de regagner Munich », conclut-elle.
Une maturité et une discipline qui promettent de porter la jeune danseuse vers les plus hauts sommets.
Texte : Stéfanie Rossier
Photos :@Milena Dubosson