Le week-end dernier, la Vernier BA de Chatelaine a vibré pour la finale de la Ceinture du Léman.
Au terme d’un duel acharné, le boxeur Mathis Moser-Nicolet a décroché ce titre prestigieux, marquant les esprits par sa ténacité et sa lucidité tactique face à une opposition de haut vol.
Un tournoi de référence
Organisée par le Vernier Boxing Academy et le Punch Boxing Martigny, la Ceinture du Léman est l’un des rendez-vous incontournables du calendrier pugilistique régional. Ce tournoi international, qui attire l’élite de la discipline, est réputé pour son niveau d’exigence. En s’y imposant, Mathis Moser-Nicolet confirme son ascension fulgurante et sa capacité à briller lors des grands rendez-vous.

Un rythme infernal
Dès l’entame de la finale, les spectateurs ont compris que ce combat ne ressemblerait à aucun autre. Face à un adversaire particulièrement « généreux en énergie » et déterminé à avancer sans relâche, le champion a dû puiser dans ses retranchements. Le rythme, qualifié de « sans répit aucun », n’a laissé aucune place à l’observation : durant les trois rounds, pas une séquence de plus de trois secondes ne s’est écoulée sans un échange de coups.
« J’étais dans un état proche de l’asphyxie physique », concède Mathis Moser-Nicolet. « Il fallait pourtant rester lucide, ne pas céder à la panique malgré la pression constante et continuer à chercher les ouvertures. »
La précision chirurgicale comme réponse
Au-delà de l’engagement physique, le défi était également tactique. Le boxeur a dû manœuvrer intelligemment pour ne pas se laisser enfermer. « Il fallait travailler pour ne pas rester dans les cordes et réussir à bien cadrer mon adversaire », explique-t-il.

Sa main gauche, d’une précision chirurgicale, a trouvé le chemin à maintes reprises, tandis que ses uppercuts ont fini par ébranler un rival pourtant très solide et valeureux. Cette capacité à varier les angles et les zones d’impact sous un pressing incessant témoigne d’une maturité technique impressionnante.
Une condition physique de fer
Si le talent est indéniable, c’est la préparation athlétique qui a servi de socle à cette performance. Pour maintenir cette « pluie de coups variés » et répondre à l’agressivité adverse, une condition physique irréprochable était indispensable. Très satisfait du résultat, le jeune champion savoure : « C’était un très beau combat. Je suis vraiment content de cette victoire. »

Avec cette Ceinture du Léman en poche, Mathis Moser-Nicolet ne rapporte pas seulement un trophée ; il s’affirme comme un espoir majeur, récompensé pour sa discipline de fer et son abnégation totale sur le ring.
Texte : Stéfanie Rossier
Photos: Archives Mathis Moser–Nicolet